Archipel des Possibles
Un évènement art et sciences entre
le R3 RIVAGES et le Musée Ephémère de Véronique Grenier
Le projet « Archipels des Possibles » est issu de rencontres entre les communautés scientifiques et artistiques, dans le but d’explorer les fragilités du littoral comme un laboratoire du vivant, où l’art et les sciences dialoguent face aux bouleversements écologiques.
Les littoraux, qui concentrent près de la moitié de la population mondiale, constituent une préoccupation majeure de nos sociétés. En Nouvelle-Aquitaine, les côtes sableuses sont sensibles à l’érosion marine et affichent un recul moyen de 1 à 3 m/an. Ces environnements fragiles font l’objet d’études scientifiques par le R3 RIVAGES.
« Archipel des Possibles » est un vaste projet de collaboration art et sciences dans lequel s’engage le R3 RIVAGES auprés d’artistes sur les thématiques du littoral dans lequel se mèlent l’exposition « Le littoral et ses mondes engloutis », des tables rondes artistes/chercheurs, des conférences, des rencontres, des ateliers,….
À partir des sculptures éphémères de Véronique Grenier nées des “Musées Éphémères” en Nord Médoc, des chimères et des carnets sensibles, le projet « Archipel des Possibles » tisse des récits où se mêlent archéologie, géologie, économie, politique, écologie et imaginaire collectif.
L’exposition « Le Littoral et ses mondes engloutis »
Le R3 RIVAGES en collaboration avec Véronique Grenier, artiste plasticienne et fondatrice du Musée Ephémère; Lucy Charpie, artiste sonore; Caroline Corbal, scénographe; Pierre Planchenault et Benjamin Caillaud, photographes , ont organisé l’exposition « Le Littoral et ses mondes engloutis ».
L’exposition a été inaugurée les 29 et 30 novembre 2025 à cap Sciences Bordeaux en présence de madame Jeanson, vice-présidente à la région en charge de l’enseignement supérieur et la Recherche.
Elle sera itinérante en 2026 sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine, notamment présente :
– du 16 mars au 3 avril 2026 à l’OASU (Observatoire Aquitain des Sciences de l’Univers), Université de Bordeaux
– du 1er juillet au 31 aout 2026 au Musée de Soulac-sur-Mer
– du 21 septembre au 9 octobre 2026 à la bibliothèque de l’institut BSE (Bordeaux Sciences Economie), Université de Bordeaux
– du 2 novembre à fin décembre 2026 à l’espace Mendes France à Poitiers
Le parcours de l’exposition se déploie en plusieurs territoires ou espaces : Matière, Dynamique, Écosystème,
Anthropocène, Chimères, … qui fonctionnent comme autant d’îles d’un archipel sensible. Cette structure fragmentaire refuse la linéarité du récit pour privilégier une navigation libre, où chaque visiteur compose son propre parcours entre installations, documents scientifiques, oeuvres sonores et carnets poétiques.
Espace “Matière” : Les sables et argiles deviennent archives géologiques. Les paléosols affleurent, révélant les strates du temps.
Espace “Dynamique” : Les forces marines / vagues, houles, marées sont à la fois mesurées (à travers les appareillages scientifiques d’EPOC) et ressenties (dans les vidéos du Musée Éphémère, où les sculptures ). Le mouvement devient principe créateur.
Espace “Écosystème” : Les forêts englouties, les bois néolithiques, les arbres à poèmes tissent une mémoire
végétale du littoral. En écho aux travaux de dendrochronologie et d’archéologie, Ces arbres à poème prolongent
le geste du poète Serge Pey : écrire sur le bois, c’est graver la voix du vent dans la matière du monde.
Espace “Anthropocène” : L’empreinte humaine se lit dans les carottes sédimentaires, les traces d’érosion, les recherches en économie écologique et en sciences politiques. La sculpture La Main, vestige durable dans un musée de l’éphémère, interroge notre responsabilité face aux bouleversements en cours.
Espace “Projections” : pour découvrir en images le Musée Éphémère ainsi que quelques découvertes archéologiques sur les plages sableuses girondines.
Espace “Chimères” : Présentation des chimères par leurs cartes d’identité sensibles …et le phénomène géologique ou humain qu’elles symbolisent.
Salle de l’atelier Land Art : Les étudiants en économie et sciences politiques ont créé des cartes détournées, des cartes mentales, des archipels émotionnels où la géographie devient langage intérieur. Leurs chimères créatures hybrides mêlant minéral, végétal, animal et humain incarnent les tensions entre destruction et régénération, autour d’une problématique de leur discipline d’étude. Les carnets sensibles des étudiants témoignent d’une autre manière d’habiter le territoire : par le dessin, l’écriture poétique, le frottage, la cartographie émotionnelle. Ces protocoles artistiques aussi rigoureux à leur manière que les protocoles scientifiques ouvrent d’autres modalités de transmission des savoirs.
Espace “Musée Éphémère” : le Musée en images à découvrir
Espace “Paroles et Échanges” : pour écouter et nous rencontrer, gâce à l’oeuvre sonore de Lucy Charpie, à écouter sur https://soundcloud.com/la-plage-engloutie



















